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Acceptation
Vérification,
à l'aide de contrôles administratifs et physiques, de
la conformité d'un colis de déchets radioactifs
aux critères d'acceptation qui lui sont applicables.
Voir notre rubrique
"Acceptation".
Activation
Action
tendant à rendre radioactifs certains nucléides,
en particulier au sein des matériaux de structure des réacteurs
nucléaires, par bombardement par des neutrons
ou d'autres particules.
Activité
Le nombre de désintégrations
spontanées de l'atome dans une quantité
de matière radioactive par unité de temps. Elle est
mesurée en unités becquerel, en abrégé
Bq. L'unité utilisée antérieurement était
le curie, en abrégé Ci.
AEN
Agence
pour l'Energie Nucléaire de l'Organisation de Coopération
et de Développement
Economiques (OCDE), Paris, France.
AFCN
Agence
Fédérale de Contrôle Nucléaire,
Bruxelles.
Agrément (ou qualification)
Décision formelle de reconnaissance
par l'ONDRAF de l'aptitude d'un procédé et d'une installation
de traitement/conditionnement à
produire un type de colis de déchets conditionnés
répondant aux critères d'acceptation qui
lui sont applicables.
Voir notre rubrique
"Agrément".
AIEA
Agence
Internationale de l'Energie Atomique: agence faisant partie
des Nations Unies et qui a son siège à Vienne, en Autriche.
ALARA
Voir Principe ALARA.
Aquifère
Unité géologique perméable
et poreuse qui contient des quantités d'eau exploitable, par
exemple par pompage.
Argile
Roche tendre ou légèrement solidifiée
qui est constituée principalement par de très petites
particules (inférieures à 2 microns) d'Alumino-silicates.
L'argile possède le pouvoir de ralentir le déplacement
des radionucléides et est très peu perméable
à l'eau. En outre, l'argile est une roche plus ou moins plastique
dont le pouvoir réparateur est important: les ouvertures créées
dans l'argile (fissures, cassures) ont tendance à se refermer
spontanément.
Assemblage (de combustible nucléaire)
Groupement d'un certain nombre de crayons
de combustible nucléaire dans une structure support
constituant une entité utilisée dans le fonctionnement
d'un réacteur nucléaire.
Atome
La partie la plus petite d'un élément
chimique qui n'est plus divisible par voie chimique. Chaque
atome est constitué d'un noyau de protons
à charge positive et de neutrons neutres, entouré
d'un 'nuage' ou 'voile' d'électrons à
charge négative qui gravitent autour du noyau sur une ou plusieurs
orbites. Le comportement des atomes vis-à-vis de l'extérieur
est électriquement neutre étant donné que le
nombre de protons dans le noyau et le nombre d'électrons dans
le nuage est égal. Les atomes sont très petits: dans
une goutte d'eau, on trouve environ 6 000 trillions (21 zéros
derrière le 6) d'atomes.
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Barrière
Toute protection naturelle ou artificielle contre
la dissémination des matières radioactives et contre
le rayonnement ionisant. Voir aussi Principe de la barrière
multiple.
Becquerel (Bq)
Unité utilisée pour la mesure de la
radioactivité. 1 Bq correspond à
une désintégration subie par un radionucléide
par seconde. Cette unité remplace le curie.
Belgoprocess
Entreprise-filiale de l'ONDRAF située
à Dessel et assurant le traitement, le
conditionnement et l'entreposage provisoire
des déchets radioactifs belges. Belgoprocess
intervient également dans le cadre du démantèlement
d'installations nucléaires mises à l'arrêt.
Biosphère
Partie de l'écorce terrestre, des océans
et de l'atmosphère où les organismes vivants se développent
et vivent.
Bitumage
Inclusion dans du bitume (goudron, asphalte). Méthode
utilisée pour confiner certains types définis
de déchets radioactifs solides, liquides voire
même des boues provenant du traitement de liquides
radioactifs.
Blindage
Dispositif utilisé pour assurer
une protection contre une source radioactive ou diminuer son intensité.
Bouclier
Blindage assurant la protection biologique ou thermique
autour d'un réacteur nucléaire.
Bq
Voir becquerel.
BR1
Belgian Reactor 1 : premier réacteur nucléaire belge,
mis en service par le SCK·CEN
en 1956.
BR2
Belgian Reactor 2 : réacteur d'essai du SCK·CEN
utilisé pour l'irradiation
de matériaux à haut flux
de neutrons. Il a été mis en service par le SCK·CEN
en 1963.
BR3
Belgian Reactor 3 : premier réacteur de recherche européen
à eau pressurisée, mis en service par le SCK·CEN
en 1962 et actuellement en cours de déclassement.
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CEN·SCK
Voir SCK·CEN.
Centrale nucléaire
Installation productrice d'électricité
dans laquelle la chaleur est produite par fission nucléaire
dans un réacteur nucléaire.
Champ
lointain (ou géosphère)
d'une installation de dépôt
Ensemble formé de la formation-hôte et des aquifères
qui entourent ce dépôt.
Champ
proche
Ensemble formé par les composants de l'installation
de dépôt, y compris les déchets
radioactifs, et la partie de la formation-hôte perturbée
par l'excavation.
Ci
Voir Curie.
CILVA
Acronyme formé par l'expression "Centrale
Infrastructuur voor Laagactief Vast Afval", autrement dit une
infrastructure centrale pour le traitement de déchets
solides de faible activité sur le site de Belgoprocess.
Cimentation
Inclusion dans du ciment ou du béton. Méthode
utilisée pour confiner certains types de déchets
radioactifs, soit solides (cimentation hétérogène),
soit liquides (cimentation homogène).
CIPR
Commission
Internationale de Protection Radiologique.
COGEMA
Compagnie
générale des matières nucléaires :
entreprise française qui exploite notammennt une usine de
retraitement de combustible nucléaire
usé (ou irradié) à La Hague (Normandie).
Colis de déchets
Ensemble constitué de l'emballage
primaire et de son contenu.
Colis primaire
Ensemble constitué de l'emballage primaire
et du déchet radioactif.
Combustible nucléaire
Matière fissile, c'est-à-dire une
matière qui produit de l'énergie par la fission
du noyau dans un réacteur nucléaire
par l'intermédiaire d'une réaction en chaîne
contrôlée. L'énergie qui est enfermée
dans les noyaux est libérée
sous forme de chaleur. Comme exemples de matières fissiles,
on peut mentionner l'uranium 235 et le plutonium
239.
Combustible nucléaire enrichi
Combustible nucléaire
contenant de l'uranium qui a été enrichi
en un ou plusieurs de ses isotopes fissiles
ou auquel ont été ajoutées des nucléides
fissiles chimiquement différents.
Combustible nucléaire irradié (ou usé ou épuisé)
Pastilles de combustible nucléaire
dont le niveau d'irradiation atteint les limites dans
un réacteur déterminé et qui sont enlevées
du réacteur après utilisation parce qu'elles ne peuvent
plus soutenir la production d'énergie sans avoir subi un
traitement approprié.
Compaction (ou supercompaction)
Technique industrielle qui consiste à écraser
à l'aide d'une presse les matériaux de manière
à réduire, à des degrés divers, leur
volume.
Compteur Geiger-Müller
Instrument pour la détection et la mesure
du rayonnement. Est constitué d'un tube rempli de gaz dans
lequel une décharge électrique a lieu en cas de pénétration
d'un rayonnement ionisant. Les décharges sont
comptées et constituent une mesure de l'intensité
du rayonnement.
Conditionnement
Ensemble des opérations qui permettent, moyennant l'utilisation
d'une matrice de conditionnement, d'obtenir un matériau
solide, compact, chimiquement neutre et non dispersable, et donc
de transporter les déchets et les entreposer,
en attendant leur mise en dépôt final.
Le conditionnement comprend généralement l'immobilisation
des déchets, par enrobage dans une matrice ou par blocage
(injection d'un matériau de conditionnement dans les espaces
laissés vides), et la mise dans un emballage.
Confinement
Ensemble de mesures et de
moyens pour protéger l'homme et l'environnement contre la
dissémination des radionucléides dans
la biosphère.
Contamination
(radioactive)
Présence de matières
radioactives dans un matériau, à la surface d'objets
ou à tout endroit où cette présence est indésirable
ou peut avoir des conséquences nocives. Pour l'homme, on
opère une distinction entre contamination externe ou interne.
Dans le cas d'une contamination interne, les particules radioactives
sont présentes dans le corps, par exemple par inhalation
ou par ingestion de solides, de liquides ou de gaz contaminés
par des matières radioactives.
Dans le cas d'une contamination externe, les substances radioactives
sont en contact avec la peau ou les parties externes de l'organisme.
Crayon (de combustible nucléaire)
Nom donné au tube étanche
contenant les pastilles d'uranium et/ou de plutonium
utilisées comme combustible nucléaire
dans un réacteur nucléaire à eau pressurisée.
Critères d'acceptation (ou spécifications)
Document formulant des exigences relatives
à un producteur de déchets radioactifs,
à une installation, à un procédé, à
un produit et à la documentation y associée.
Voir notre rubrique
"Critères d'acceptation".
Critères
de libération
Critères
à satisfaire pour qu'un matériau légèrement
radioactif soit libéré, c'est-à-dire
que les risques qui lui étaient associés soient considérés
comme suffisamment faibles. Les critères d'application sont
ceux fixés dans l'arrêté
Royal du 20 juillet 2001
(publié au Moniteur Belge le 30/8/2001) portant règlement
général de la protection de la population, des travailleurs
et de l'environnement contre le danger des rayonnements ionisants
Curie
(Ci)
Ancienne unité utilisée pour la mesure
de la radioactivité. Officiellement remplacée
en 1985 par le becquerel (Bq). Un curie correspond
à l'activité d'un 1 g de radium
et vaut 37 milliards de becquerel.
Cycle du combustible nucléaire
Les étapes nécessaires pour pouvoir
utiliser l'uranium comme combustible nucléaire
pour la production d'électricité. Ces étapes
comprennent l'extraction et la préparation du minerai d'uranium,
l'enrichissement de l'uranium, la fabrication de pastilles
de matière fissile et d'éléments
combustibles et leur utilisation dans un réacteur, le retraitement
chimique éventuel destiné à récupérer
l'uranium qui subsiste dans le combustible irradié
ainsi que le plutonium obtenu, de même que la
refabrication éventuelle de nouveaux éléments
combustibles.
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Déchets
à vie courte ou de courte durée de vie
Voir notre rubrique
"Classification" des déchets.
Déchets à vie longue ou de longue
durée de vie
Voir
notre rubrique
"Classification" des déchets.
Déchets conditionnés
Déchets radioactifs
mis sous une forme susceptible d'être manipulée, transportée,
entreposée et évacuée de manière
sûre et économique.
Déchets de faible activité ou faiblement
radioactifs
Voir
notre rubrique
"Classification" des déchets.
Déchets de haute activité ou hautement
radioactifs
Voir
notre rubrique
"Classification" des déchets.
Déchets de moyenne activité ou moyennement radioactifs
Voir
notre rubrique
"Classification" des déchets.
Déchets non conditionnés
Déchets radioactifs
n'ayant pas été soumis au conditionnement.
Déchets radioactifs
Déchets pour lesquels aucune utilisation n'est
prévue et qui comporte des matières radioactives dans
des quantités telles qu'elles ne peuvent être libérées
pour des raisons de protection radiologique.
Déchets radioactifs vitrifiés
Déchets radioactifs traités
suivant la technique de la vitrification.
Déclassement
Voir notre rubrique
"Déclassement".
Décontamination
Elimination ou diminution de la contamination
radioactive dans ou à la surface de bâtiments,
terrains, objets ou organismes vivants. Cette décontamination
peut être effectuée par des procédés de
nature mécanique, chimique ou électrochimique.
Décroissance radioactive
Décroissance de la radioactivité avec
le temps par l'émission de rayonnements, qui résulte
de la transformation progressive d'éléments
radioactifs en éléments stables.
Démantèlement
Voir
notre rubrique
"Déclassement".
Demi-vie
Voir période radioactive.
Dépôt final
Voir notre rubrique
"Gestion à long terme" des déchets
radioactifs.
Dépôt
final en couche géologique profonde
Voir
notre rubrique
"Gestion à long terme" des déchets
radioactifs.
Dépôt final en surface
Voir
notre rubrique
"Gestion à long terme" des déchets
radioactifs.
Désintégration
nucléaire
Transformation d'un noyau
comportant la scission en plusieurs noyaux ou l'émission de
particules. Cette transformation peut être spontanée
ou provoquée par un noyau ou une particule.
Désintégration radioactive
Transformation nucléaire spontanée
d'un noyau due à sa radioactivité. Ce
phénomène provoque une décroissance radioactive.
Dose absorbée
Quantité d'énergie transférée
par le rayonnement ionisant à une matière
par unité de masse de cette matière. L'unité
pour la dose absorbée est le gray (Gy). 1 gray
correspond à 1 joule par kilo.
Dose efficace (effective)
Certains tissus et organes sont plus sensibles aux
rayonnements que d'autres. Pour tenir compte de cette caractéristique,
la dose équivalente est pondérée
par un facteur de risque spécifique pour chaque tissu ou organe
de manière à donner la dose efficace, qui est la somme
des doses équivalentes pondérées délivrées
aux différents tissus ou organes. L'unité utilisée
ici est le sievert.
Dose
équivalente
Produit
de la dose absorbée et d'un coefficient qui dépend
de la nature du rayonnement. L'unité pour la dose équivalente
est le sievert (Sv). .
Dosimètre
Petit instrument portatif pour la mesure et l'enregistrement
de la dose absorbée personnelle totale. |
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Electron
Particule élémentaire à charge
négative (sauf spécification contraire) qui entoure
le noyau à charge positive. Les électrons
déterminent les propriétés chimiques de l'atome.
Elément chimique
Substance composée entièrement d'atomes
de même numéro atomique et qui ne peut
plus être décomposée par voie chimique. On connaît
actuellement 112 éléments, dont 92 sont naturels et
20 artificiels. Chaque élément possède un nombre
spécifique de protons, que l'on appelle nombre
atomique Z, dans son noyau. Parmi les exemples, on
peut citer l'hydrogène (Z = 1), le carbone (Z = 6), l'or
(Z = 79), le plomb (Z = 82) et l'uranium (Z = 92).
Emballage primaire
Première enveloppe du déchet,
y compris le blindage interne éventuel.
Energie nucléaire
Energie des noyaux. L'énergie
enfermée dans les noyaux peut être libérée
de deux manières, selon la célèbre formule
E = mc² d'Einstein: par désintégration radioactive
ou par fission du noyau. Par énergie nucléaire,
on entend généralement l'énergie énorme
libérée par un réacteur nucléaire lors
de la fission.
Enrichissement
Processus par lequel est accrue la teneur d'un élément
chimique en un de ses isotopes. Dans le cas
de l'uranium, il permet d'augmenter par divers procédés
(diffusion gazeuse, ultracentrifugation, excitation sélective
par laser) la concentration de l'isotope 235 par rapport à
l'isotope 238 prédominant dans l'uranium naturel.
Entreposage
Maintien de combustible
nucléaire usé ou d'un déchet
radioactif dans une installation qui assure son confinement,
avec l'intention de le récupérer (dans l'attente de
solutions pour sa gestion à long terme). L'entreposage est
par définition une mesure provisoire.
Voir notre
rubrique
"Entreposage".
Equivalent de dose
Voir dose équivalente.
(GIE) EURIDICE
"European Underground Research Infrastructure for Disposal
of nuclear waste in Clay Environment". Le GIE EURIDICE est
le Groupement d'Intérêt Economique (GIE) entre l'ONDRAF
et le SCK·CEN, le Centre d'étude de
l'Energie Nucléaire. LE GIE EURIDICE a vu le jour à
Mol en décembre 2000. Il existait cependant déjà
depuis 1995 sous le nom GIE PRACLAY.
EUROCHEMIC
Usine-pilote de retraitement de combustible
nucléaire usé, sur le site de Belgoprocess.
Exemption
Voir libération.
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FBFC
International
Franco-belge de fabrication de combustibles International:
fabricant de combustibles nucléaires à Dessel.
Fissile (matière)
Qui peut subir la fission
par absorption de neutrons.
Fission nucléaire
Division d'un noyau en au moins deux
autres noyaux et libération d'une quantité
relativement importante d'énergie. Deux ou trois neutrons sont
généralement libérés au cours de
cette transformation et peuvent entraîner d'autres
réactions de fission dans d'autres noyaux, suscitant
ainsi une réaction en chaîne. Elle
s'accompagne aussi de l'émission de photons gamma.
Fond de rayonnement naturel
Radiations ionisantes d'origine naturelle, dont les rayonnements
cosmiques et les radiations naturelles provenant des matériaux
radioactifs.
Fonds d'insolvabilité
Le fonds d'insolvabilité de l'ONDRAF est un mécanisme
de financement basé sur la solidarité entre les producteurs de déchets du secteur
nucléaire, en cas d'insolvabilité de l'un d'entre eux. |
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Géosphère
Voir Champ
lointain.
Gray (Gy)
Unité pour la dose absorbée.
Exprime la quantité d'énergie transmise par le rayonnement
ionisant à une matière par unité de masse
de cette matière. 1 gray correspond à 1 joule/kilo.
Gy
Voir Gray.
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HADES
"High-Activity Disposal Experimental Site".
Laboratoire de recherche souterrain installé dans une couche
d'argile profonde, l'Argile de Boom, sous le site du
SCK·CEN à Mol. Il est géré
et exploité par le GIE EURIDICE. HADES apporte
sa contribution aux études de faisabilité du dépôt
final de déchets radioactifs dans des
couches profondes d'argile.
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Installation
de dépôt final
Construction destinée à recevoir des déchets
radioactifs dans une optique de gestion passive à long
terme.
Installation nucléaire
Ensemble d'objets, d'appareils, de dispositifs ou de bâtiments
constituant à l'intérieur d'un établissement
une unité technique où sont exercées une ou des
pratiques ou activités professionnelles faisant
appel aux rayonnements ionisants ou aux substances radioactives.
Ion
Atome, fragment de molécule,
molécule ou groupe de molécules portant une charge électrique
totale non nulle.
Ionisation
Processus qui consiste à ajouter ou à
enlever un ou plusieurs électrons à des
atomes ou des molécules, ce qui
entraîne la création d'ions. Des températures
élevées, des décharges électriques ou
le rayonnement nucléaire peuvent entraîner un phénomène
d'ionisation. L'ionisation est aussi la formation
d'ions par fractionnement de molécules.
IRE
Institut National des Radio-éléments
à Fleurus, en Belgique.
Irradiation
Exposition d'un organisme vivant ou d'une matière
à un rayonnement ionisant.
Isotopes
Atomes d'un élément
chimique comportant le même nombre de protons
et d'électrons, mais dont le nombre de
neutrons est différent. Ils ont donc le même
numéro atomique (Z), mais des nombres de
masse (A) différents. On parle des isotopes
d'un élément. Ainsi, le carbone 12, le carbone 13 et
le carbone 14 sont des isotopes de l'élément carbone.
Les isotopes d'un même élément ont les mêmes
propriétés chimiques, mais leurs propriétés
physiques peuvent être différentes. Le carbone 12 et
le carbone 13, par exemple, sont stables alors que le carbone 14 est
radioactif.
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Libération
Retrait de tout contrôle radiologique réglementaire
ultérieur, par l'autorité compétente (Agence
Fédérale de Contrôle Nucléaire),
de substances, de matériaux, d'installations ou de sites
parce que le risque radiologique qui leur était associé
est devenu suffisamment faible. Dans le concept de libération,
il est implicitement inclus qu'à partir du moment où
les substances, matériaux, installations ou sites sont libérés,
ceux-ci ne sont plus soumis à aucune restriction ni à
aucun contrôle radiologique ultérieur. Par conséquent,
des matériaux qui ont été libérés,
peuvent être traités comme des résidus ou des
effluents ordinaires, et des substances, matériaux, installations
ou sites qui ont été libérés pour réutilisation
ou recyclage, peuvent être vendus ou transférés
à toute personne, entreprise ou association, qui est libre
de l'utiliser à toutes fins.
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Matière
fissile
Voir combustible nucléaire.
Matière
fissile enrichie
Combustible nucléaire contenant de l'uranium
dont un ou plusieurs isotopes fissiles sont/ont été
enrichis ou auquel différents nucléides
chimiques fissiles ont été ajoutés.
Matrice (de conditionnement
ou d'immobilisation)
Matière dans laquelle des déchets
radioactifs sont enfermés pour empêcher que les
matières radioactives ne se disséminent dans l'environnement.
Par exemple mortier de ciment, verre, bitume, polymère.
Molécule
Groupe de deux ou de plusieurs atomes
dont la cohésion est assurée par des liaisons fortes
(par exemple électriques). Une molécule
est la plus petite unité d'un ensemble autonome conservant
toutes ses propriétés chimiques. C'est ainsi que l'eau
est constituée de molécules de deux atomes d'hydrogène
et d'un atome d'oxygène.
MOX (Mixed Oxides, mélange d'oxydes)
Combustible nucléaire à base d'un mélange
d'oxydes d'uranium (naturel ou appauvri)
et de plutonium.
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Neutron
Particule
fondamentale électriquement neutre qui entre, avec les protons,
dans la composition du noyau de l'atome.
C'est le neutron qui provoque la réaction de fission
des noyaux fissiles dont l'énergie est utilisée
dans les réacteurs nucléaires.
Nombre de masse
Nombre total
de protons et de neutrons dans le noyau
de l'atome d'un nucléide
(symbole A).
Noyau
Région centrale, à charge positive,
d'un atome. A l'exception du noyau de l'hydrogène
ordinaire, qui possède un proton unique, tous les noyaux atomiques
contiennent à la fois des protons à charge
positive et des neutrons neutres.
Nucléide
Terme générique désignant un
quelconque isotope X, stable (279) ou instable (près
de 5.000), des éléments chimiques, caractérisé
par son nombre de masse A, son numéro atomique
Z.
Numéro atomique
Numéro attribué à chaque élément
dans la classification périodique des éléments.
Il est égal au nombre de charge, qui est le nombre
de protons contenus dans le noyau d'un
atome (symbole Z).
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Oxydation
Réaction dans laquelle un atome ou un ion
perd des électrons.
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PAMELA
Installation-pilote
(sur le site de Belgoprocess) de vitrification
du combustible nucléaire usé retraité
à EUROCHEMIC.
Particule alpha
Particule à charge positive émise par
certaines matières radioactives lors de leur désintégration
nucléaire. Une particule alpha est constituée
de deux neutrons et de deux protons
et est identique au noyau d'un atome d'hélium.
Le rayonnement alpha est moins pénétrant que le rayonnement
bêta et que le rayonnement gamma. Une
feuille de papier ou les couches superficielles de la peau suffisent
déjà à l'absorber. Le rayonnement alpha est donc
fortement ionisant, c'est-à-dire qu'il arrache facilement des
électrons aux atomes du matériau
traversé, car ses particules cèdent toute leur énergie
sur un faible parcours.
Voir notre rubrique
"Trois sortes de rayonnement".
Particule bêta
Particule émise à partir d'un noyau
pour un type défini de désintégration radioactive.
Une particule bêta à charge négative est identique
à un électron. Une particule bêta
à charge positive est appelée positron. Les particules
bêta peuvent être arrêtées, par exemple,
au moyen d'un écran d'aluminium de quelques millimètres
d'épaisseur ou par une couche de 3 mètres d'air.
Une particule bêta peut aussi résulter de la désintégration
d'un neutron ou d'une particule instable.
Voir
notre rubrique
"Trois sortes de rayonnement".
Période
radioactive (demi-vie)
Dans le cas d'un processus unique de décroissance
radioactive, il s'agit du temps moyen nécessaire pour
que l'activité d'une source radioactive diminue
jusqu'à la moitié de sa valeur initiale.
Plutonium (Pu)
Elément métallique lourd artificiel
et radioactif. Son isotope le plus important est le
plutonium 239 fissile, produit par l'irradiation
de l'uranium 238 par des neutrons
dans un réacteur nucléaire.
Positron (ou positon)
Particule fondamentale, anti-particule
de l'électron, de même masse et de charge
opposée.
PRACLAY
"Preliminary Demonstration Test for Clay Disposal":
essai de démonstration préparatoire dans l'optique du
dépôt final des déchets radioactifs
de haute activité dans l'argile.
Programme de recherche de l'ONDRAF et du SCK·CEN.
Principe ALARA
'As Low As Reasonably Achievable'.
Principe selon lequel l'exposition de l'homme et de l'environnement
au rayonnement ionisant doit être 'aussi faible
que raisonnablement possible'. On tient également compte ici
des facteurs économiques et sociaux. L'un des principes de
base de la protection contre le rayonnement. Principe de la Commission
Internationale de Protection Radiologique
(CIPR).
Produits de fission
Nucléides produits par fission,
ou descendants de ces nucléides.
Proton
Particule nucléaire
élémentaire stable à charge électrique
positive. Chaque élément chimique possède
un nombre différent de protons dans le noyau;
ce nombre est appelé numéro atomique.
Pu
Voir Plutonium.
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Qualification
(agrément)
Décision
formelle de reconnaissance par l'ONDRAF de l'aptitude d'un procédé
et d'une installation de traitement/conditionnement
à produire un type de colis de déchets conditionnés
répondant aux critères d'acceptation
qui lui sont applicables.
Voir notre rubrique
"Agrément".
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Rad
Unité obsolète de dose de rayonnement
absorbée; officiellement remplacée par le gray
en 1985. 100 rad équivalent à 1 gray.
Radioactivité
Phénomène physique caractérisé
par la désintégration, c'est-à-dire
la réorganisation, de noyaux atomiques instables.
Cette désintégration s'accompagne de l'émission
d'un rayonnement ionisant. Après une ou plusieurs
désintégrations, le noyau instable est transformé
en un noyau stable qui n'est plus radioactif.
Voir notre rubrique
"Radioactivité".
Radioélément
Elément chimique qui est radioactif.
Un même radioélément peut être selon les
cas d'origine naturelle ou artificielle.
Radio-isotope
Synonyme de radionucléide (= isotope radioactif).
Radionucléide
Nucléide radioactif, en d'autres
termes, isotope radioactif d'un élément
chimique. Il s'agit donc d'un élément au
noyau instable qui se désintègre
spontanément et émet, ce faisant, un rayonnement
ionisant. On connaît environ 2 500 nucléides
différents distribués entre 112 éléments
chimiques. Sur ce nombre, plus de 2 200 sont radioactifs.
Rayonnement
alpha
Rayonnement émetteur de particules
alpha.
Voir
notre rubrique
"Trois sortes de rayonnement".
Rayonnement béta
Rayonnement
émetteur de particules béta.
Voir
notre rubrique
"Trois sortes de rayonnement".
Rayonnement cosmique
Rayonnement ionisant venu du cosmos
comprenant les particules primaires de très haute énergie
(d'origine extra-terrestre) et les particules secondaires engendrées
par l'interaction des particules primaires avec les hautes couches
de l'atmosphère.
Rayonnement gamma
Rayonnement électromagnétique composé
de photons émis au cours d'un processus de transition
nucléaire ou d'annihilation de particules. Rayonnement électromagnétique
à haute énergie de longueur d'onde très réduite
et sans masse qui est émis par de nombreux types de noyaux.
Le rayonnement gamma est de même nature que la lumière
ou les rayons X, mais possède beaucoup plus d'énergie.
Le rayonnement gamma possède un pouvoir de pénétration
très élevé et ne peut être absorbé
efficacement que par des matériaux denses comme le fer, le
béton ou le plomb ou une épaisseur suffisante d'eau.
L'épaisseur nécessaire pour assurer une protection contre
le rayonnement gamma peut aller de quelques centimètres à
plusieurs mètres en fonction de l'énergie et de l'intensité
du rayonnement.
Voir
notre rubrique
"Trois sortes de rayonnement".
Rayonnement ionisant
Rayonnement doté de suffisamment d'énergie
pour entraîner une ionisation dans la matière.
Comme exemples on peut citer les rayonnements alpha, béta
et gamma, ainsi que les rayons X.
Rayonnement ionisant naturel
Rayonnement ionisant existant dans
la nature en l'absence de toute installation nucléaire
ou de toute source radioactive artificielle. Il est dû au rayonnement
cosmique et aux radioisotopes naturellement
présents dans la croûte terrestre et dans l'air.
Réaction en chaîne
Suite de fissions nucléaires
au cours desquelles les neutrons libérés
provoquent de nouvelles fissions, à leur tour génératrices
de nouveaux neutrons provoquant de nouvelles fissions et ainsi de
suite.
Récupérabilité
Possibilité, pendant une période
donnée, de récupérer de façon sûre
les déchets mis en dépôt avec des
moyens identiques ou comparables à ceux qui ont été
utilisés pour leur mise en place. La récupérabilité
est donc une des conséquences possibles de la flexibilité.
Rem
Unité obsolète pour l'équivalent
de dose, officiellement remplacée par le sievert
en 1985. 100 rems équivalent à 1 sievert.
Retraitement
Traitement du combustible irradié
épuisé issu d'un réacteur de manière à
restaurer les matières fissiles ou fertiles et
de séparer les produits de fission. Le produit
fissile est traité ultérieurement de manière
à obtenir un nouveau combustible, les produits de fission étant
des déchets.
Voir notre rubrique
"Traitement".
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SAFIR
"Safety Assessment and Feasibility Interim Report",
rapport provisoire sur la sécurité et la faisabilité
du dépôt final en profondeur. Le rapport SAFIR 1 fait
le bilan des travaux exécutés entre 1974 et 1988 sur
le plan du dépôt final éventuel
des déchets radioactifs dans la couche d'argile
de Boom. Le rapport SAFIR 2 présente lui l'état
des recherches effectuées durant la période 1990-2000.
SCK·CEN
Centre
d'étude de l'énergie nucléaire à
Mol, en Belgique.
Sievert (Sv)
Unité utilisée en radioprotection pour
déterminer selon le cas la dose équivalente
ou la dose efficace. Elle est égale à
1 joule/kilo et donne une mesure de la nocivité d'une quantité
d'énergie de rayonnement absorbée ou de l'effet biologique
du rayonnement sur un être vivant..
Spécifications
Voir critères
d'acceptation.
Supercompaction
Voir compaction.
Sv
Voir sievert.
SYNATOM
Société Belge des Combustibles Nucléaires.
Système de dépôt final
Ensemble constitué par l'installation de dépôt
final et la formation-hôte. Ce système est situé
dans un environnement lui-même formé des aquifères
situés de part et d'autre de la formation-hôte et de
la biosphère. |
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Uranium
Elément radioactif naturel dont
le numéro atomique est égal à 92
(nombre de protons). Ses principaux isotopes naturels
sont l'uranium 235 (0,72 % d'uranium naturel) qui est fissile,
l'uranium 238 fertile (99,3 % d'uranium naturel) et l'uranium 234
(0,0056 %). Tous trois sont des émetteurs alpha.
Uranium appauvri
Uranium dont la teneur en isotope
235, le seul fissile, est inférieure à
son niveau naturel (0,72% en masse). Il est principalement obtenu,
d'une part en tant que co-produit d'une opération d'enrichissement
(autour de 0,3% de l'uranium 235), d'autre
part en tant que sous-produit (1% de l'uranium 235)
d'un traitement de combustible usé
après passage en réacteur.
Uranium enrichi
Uranium dont la teneur en isotope 235, le seul fissile,
a été portée de son faible niveau naturel (0,72%
en masse) à, par exemple, 3,5% pour un combustible
destiné à un réacteur nucléaire à
eau sous pression.
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Vitrification
Technique qui consiste à traiter
et à confiner dans une matrice de verre les liquides
radioactifs de haute activité provenant du retraitement
des combustibles irradiés. Les liquides
sont fondus avec une fritte de verre (p. ex. borosilicate) à
une température d'environ 1.100 °C de manière
à constituer un produit vitreux homogène. Ce mélange
est ensuite versé en phase liquide dans des conteneurs en acier
inoxydable scellés, où il se solidifiera après
refroidissement.
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